Carnet de bord - Repérage du Sud du Laos | Tārrā
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Carnet de bord – Repérage du Sud du Laos

Cela fait maintenant 1 mois que notre repérage a commencé, entre découvertes merveilleuses, errances volontaires (c’est notamment comme ça qu’on trouve des pépites), loupés, ratés et autres petites galères, sans oublier la valse quotidienne du déballage et remballage de sac (je n’ai toujours pas passé 2 nuits d’affilées au même endroit d’ailleurs). A propos de sac, une règle immuable semble s’appliquer lors d’un voyage : tout ce qui dépasse est voué à être perdu. J’ai en effet égrainé petit à petit les quelques affaires que j’avais dû accrocher à l’extérieur de mon sac par manque de place. Le bon point, c’est que cette règle semble  aussi s’appliquer à la bedaine.

J’ai fini ma virée au Cambodge, et me voici donc arrivé au Laos par le Sud, à la frontière avec le Cambodge. Je commencerai ce repérage par un des joyaux du Laos : Si Phan Don, les « quatre mille îles ». En 3 mots : c’est magnifique. A cet endroit, le Mékong s’élargit pour atteindre une quinzaine de kilomètres de large (les fleuves en Asie n’ont décidément pas la même taille que ceux de chez nous). C’est dans ce delta que sont disséminées les 4000 mille îles (il s’agit plus d’un euphémisme poétique, elles ne sont en réalité qu’une centaine). Je passerai l’après-midi  à explorer en moto les 2 îles principales, Don Det et Don Khon, pour ensuite me poser une petite heure sur une plage au bord du Mékong. Je partirai le lendemain en bateau découvrir les îles sauvages et les petits villages (coup de bol, on est dimanche, c’est la fête au village : au programme courses de bateau et stands de nourriture sur toute la berge, sur fond d’électro-pop laotienne endiablée). Ma journée s’achèvera en aval du fleuve, où d’immenses séries de chutes d’eau infranchissables viennent marquer la frontière avec le Cambodge.

Pour l’anecdote : du temps de l’Indochine, le Mékong était la principale voie de transport. Ces chutes bloquaient cependant le trafic, empêchant d’acheminer les ressources en provenance du Laos vers les ports du Cambodge et du Vietnam. La France fit alors construire une ligne de chemin de fer sur une des îles afin de permettre aux marchandises d’être déchargées en amont des chutes, et récupérées en aval. Vous en apercevrez quelques vestiges, dont une veille locomotive à vapeur.

Je poursuivrai  ensuite vers les plateaux des Boloven, connus pour ses plantations de café, ses gigantesques cascades et ses minorités ethniques. Ici, les croyances animistes sont extrêmement fortes et régissent un quotidien qui semble tout droit sorti d’un temps qu’on pensait révolu depuis des siècles. Je ne vous en dis pas plus…du moins pour aujourd’hui!

PS : sur la photo, ce sont les fameuses chutes du Mékong qui marquent la frontière avec le Cambodge. Là, on est en saison sèche. A la saison des pluies, rajouter 8 mètres au niveau de l’eau.

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